Longs métrages en compétition

Samedi 23 novembre à 10h+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

L’ORPHELINAT

De Shahrbanoo Sadat
Afghan, Allemand, Danois, Français, Luxembourgeois, fiction, 2019, 1h30’
Sélection Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2019
Sortie nationale le 13 novembre 2019

A la fin des années 80, Qodrat, 15 ans vit dans les rues de Kaboul. Il vend des tickets de cinéma au marché noir. Grand fan de Bollywood il s’imagine souvent en train de rejouer les scènes de ses films préférés. Une jour, la Police l’emmène à l’orphelinat soviétique de la ville. Mais à Kaboul, la situation politique est en plein bouleversement. Qodrat et tous les enfants et l’orphelinat vont devoir défendre leur maison.

Bande annonce

Shahrbanoo Sadat

Scénariste et réalisatrice afghane vivant à Kaboul, Shahrbanoo Sadat a étudié la réalisation à l’Atelier Varan Kaboul. En 2010, à 20 ans, elle est la plus jeune réalisatrice jamais sélectionnée à la Résidence de la Cinéfondation du festival de Cannes où elle développe son premier long métrage Wolf and Sheep qui sera présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2016 . Son premier court-métrage de fiction Vice Versa One est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2011. En 2013, elle crée sa société de production “Wolf Pictures” à Kaboul. Après Wolf and Sheep, la deuxième partie de sa pentalogie : L’orphelinat est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2019.

 

 

Le mot des jeunes

La réalisatrice met en scène avec une grande subtilité cette histoire bouleversante située dans un contexte géopolitique complexe entre l’union soviétique et L’Afghanistan. Vue au travers des yeux d’enfants et inspirée d’une histoire vraie, celle du scénariste du film, le film prend pourtant des allures de contes. Les héros évoluent dans un monde merveilleux, comme pour échapper à la dure réalité. De magnifiques séquences de danse et de chant viennent ici et là ponctuer ce film atypique, émouvant, pour ne jamais tomber dans le pathos.
Rowan

Samedi 23 novembre à 13h30+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

LA PART SAUVAGE

De Guérin van de Vorst
Belgique, fiction, 2019, 1h29’
En présence du réalisateur

Emprisonné 3 ans à la suite d’un braquage Ben sort de prison où il s’est converti à l’Islam. Tout ce qu’il souhaite est renouer avec son fils Samir. Mais Samir ne l’attend plus depuis longtemps, et Nadia, son ex-femme, ne lui fait pas confiance. Mustapha, son nouveau « maître à penser », l’incite à croire qu’il ne trouvera jamais sa place dans cette société́, et exacerbe son sentiment d’injustice. Ben va mener un combat pour résister à la haine, pour recréer du lien avec son fils, et retrouver sa dignité́ d’homme libre.

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Guérin van de Vorst

Né à Bruxelles de parents comédiens, Guérin van de Vorst étudie en faculté de philosophie morale à l’Université Libre de Bruxelles. Après obtention d’une licence cinéma à l’institut des Arts de Diffusion (IAD), il réalise en 2010 son premier court métrage « Putain lapin » en 2010. Après un second court métrage documentaire, il réalise le court métrage « La part sauvage », qui sera sélectionné au festival d’Amiens, et deClermont Ferrand. Après six courts métrages à son actif, La part sauvage, actuellement en post production, est son premier long métrage.

Le mot des jeunes

Après s’être fait remarqué avec des courts-métrages décalés comme « Putain Lapin » ou « Osez la Macédoine », Guérin Van der Vost, se lance dans un tout autre genre avec ce premier long métrage. Il traite ici le sujet de la radicalisation d’un homme sorti de prison, qui tente de retrouver sa place dans la société mais aussi auprès de son fils. Ce sujet, bien que tabou, est disséqué avec une grande subtilité tant du point de vue scénaristique que du point de vue de la réalisation. Guérin Van der Vost pose des interrogations judicieuses sur la société actuelle, son fonctionnement notamment dans le contexte du développement du radicalisme. La réalisation aux ambiances froides et nocturnes, aux coupes acerbes, nous plonge un peu plus dans la vie de Ben, brillamment porté par Vincent Rottiers.
Josépha

Samedi 23 novembre à 16h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

SUPA MODO

De Likarion Wainaina
Kenya, Allemagne, fiction, 2019, 1h14
En présence du réalisateur

Jo, 9 ans, rêve d’être une super-héroïne. Son plus grand souhait serait de tourner un film d’action dans lequel elle jouerait le rôle principal. Dans son imagination, elle oublie qu’elle souffre d’une maladie incurable. Sa grande sœur l’encourage à croire en ses pouvoirs magiques et convainc tout le village de réaliser le rêve de la fillette.
Sélection Ciné Junior 94

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Likarion Wainaina

Le cinéaste kényan est né en 1987 à Moscou. Il vit à Nairobi et travaille comme réalisateur et caméraman. En tant que caméraman, il a réalisé des documentaires et des publicités, et comme réalisateur, il a signé divers formats télévisuels et tourné plusieurs courts métrages. Between the Lines, l’un de ses premiers, a été le premier film kenyan à être projeté sur un écran IMAX dans son pays d’origine. Bait a été présenté au Festival de Cannes. Son dernier court métrage a pris part au 48Hour Film Festival 2015 où lui et son équipe ont travaillé sur le film BAIT . Il a remporté plusieurs prix, avant d’être sélectionné au festival de Cannes en 2016. Supa Modo est son premier long métrage de fiction en tant que réalisateur.

 

 

Le mot des jeunes

« Comme toujours, je pourrais voler. » Tels sont les mots de cette petite fille dont nous suivons le parcours au milieu des siens, dans un film littéralement baigné de lumière. Jamais ici le pathos ne doit pas prend le dessus sur cette joie de vivre si communicative. Supa modo prend alors de chemins de traverse, l’humour, la légèreté pour traiter d’un sujet si douloureux. Nous passons des rires aux larmes, et avec ce petit côté bricolage à la manière de Gondry, Likarion Wainana nous livre un film bouleversant!
Ilyes

Samedi 23 novembre à 19h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

MICKEY AND THE BEAR

De Annabelle Attanasio
Etats-Unis, fiction, 2019, 1h29’
Sélection ACID Cannes 2019

Mickey Peck, une adolescente du Montana, a la lourde responsabilité de s’occuper de son père, un vétéran accro aux opiacés. Quand l’opportunité se présente de quitter pour de bon le foyer, elle fait face à un choix impossible…

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Annabelle Attanasio

Fille des producteurs exécutifs Katie Jacobs et Paul Attanasio, Annabelle Attanasio joue depuis l’âge de cinq ans, apparaissant dans des productions théâtrales régionales. Diplômée du Lee Strasberg Theatre & Film Institute, Annabelle Attanasio fait ses débuts à la télévision dès 2004 dans des séries télévisés telles que « Century City », House ». Parallèlement, elle joue aussi dans de nombreux courts métrages. En 2016, elle apparaît dans le film « Paint It Black » d’Amber Tamblyn, basé sur le roman du même nom de Janet Fitch. Cette même année, elle joue le rôle de Silvia dans le film dramatique « Barry » qui a suivi la vie de Barack Obama alors qu’il étudiait à l’Université de Columbia en 1981.Elle a également écrit, réalisé et joué dans le court métrage « Frankie Keeps Talking » et a commencé à jouer Cable Mccrory dans « Bull ». Trois ans plus tard, en 2019, son premier long métrage de fiction « Mickey and the Bear» est sélectionné en première au Festival South by Southwest au Texas, puis au festival du film américain de Deauville en France.

Le mot des jeunes

Ce film à l’esthétisme travaillé dans un contexte sombre nous a directement attiré lors de son passage à Cannes. C’est une oeuvre qui nous aspire et nous confronte à un choix décisif du personnage de Mickey. Prendre la fuite pour vivre sa vie, ou tenter de survivre auprès d’un homme dangereux pour elle? C’est une question qui s’attache d’ailleurs directement à notre actualité… Violence subtile et sourde, mise en scène épurée, questionnement sur la place de la femme dans la société américaine, ce film a de quoi bouleverser et faire réfléchir. C’est un beau premier film pour la réalisatrice de 26 ans qui aurait vécu ce désir d’émancipation.
Salim

Dimanche 24 novembre à 11h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

STUPID YOUNG HEART

De Selma Vihunen
Finlande, fiction, 2019, 1h42’

Tous deux issus de familles monoparentales, deux adolescents Lenni et Kiira découvrent qu’ils attendent un bébé. Bien que l’avenir leur semble incertain, ils sont déterminés rester ensemble et à assumer leur rôle de jeunes parents. Mais lorsque Lenni rencontre Janne, membre d’un groupuscule d’extrême droite de son quartier, cet équilibre fragile bascule. Dans ce contexte, pourra-il devenir le père qu’il qu’il n’a jamais eu?

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Selma Vihunen

Réalisatrice et scénariste basée à Helsinki en Finlande, Selma Vihunen a écrit et réalisé des documentaires et fictions depuis 1998, dès lors qu’elle débute ses études de cinéma au Turku Arts Academy, en Finalnde. Elle est aussi cofondatrice de la société de production Tuffi Films. En 2003 et 2008, elle remporte avec ses courts métrages « My little Elephants » puis « Her hour » le prix du meilleur court métrage au Tampere Short film Festival. Sa collaboration en 2012 avec le scénariste Kirsikka Saari sur le court métrage « Do y have to take care of everything » lui vaudra une nomination aux Oscars. En 2014, celle co-réalise avec Guillaume Mainguet le film « The girl and the dogs », qui fait sa première à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Son premier long métrage de fiction « Little Wing » a été réalisé en 2016. Il est sélectionné en première au festival TIFF de Toronto et reçoit dix nominations au festival du film de Jussi. « Stupid young heart » est son second long métrage de fiction.

 

 

Le mot des jeunes

Dans un quartier finlandais de classe ouvrière avec une population multiculturelle croissante, où la stabilité économique reste fragile, Stupid Young Heart dresse un portrait d’une jeunesse en quête de repères, oscillant entre la volonté farouche de réussir, de ne pas reproduire les échecs de leurs parents, et la fragilité de leurs épaules pour mener de front ces combats d’adultes. Selma Vihunen met en scène cette histoire très actuelle avec réalisme et un casting d’acteurs qui nous a profondément touché.
Sarah et Mattéo

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